Colère: 4 étapes pour l’apprivoiser

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Il nous arrive parfois de nous mettre en colère et là, on ne contrôle plus rien! On ne sait pas toujours pourquoi. Une personne, une parole, un comportement … nous agace, nous fait “sortir de nos gonds”. Nous avons alors des propos durs et incisifs que nous regrettons bien souvent quand la colère s’apaise.

Depuis l’enfance, on nous répète qu’il faut calmer sa colère. A l’âge adulte, on entend partout qu’il faut apprendre à gérer ses émotions, à les canaliser. Comme s’il était possible de les lisser pour ne pas faire de vagues et rentrer ainsi dans une uniformité. Cela devient très culpabilisant et nous finissons par vouloir tous porter un masque afin de ne pas laisser paraître nos émotions, nos blessures et nos souffrances.

Et si nous laissions vivre les émotions en nous? Plutôt que de parler de gestion des émotions, je préfère évoquer l’idée de retrouver une plus grande harmonie émotionnelle. Autrement dit, les comprendre, identifier et exprimer  pour ne plus se laisser emprisonner.

Je vous propose donc ici d’évoquer ensemble la colère.

1. Qu’est-ce que la colère?

La colère est une des 4 émotions fondamentales avec la joie, la peur et la tristesse.

a) qu’est-ce qu’une émotion?

Une émotion surgit quand notre cerveau perçoit une information en lien avec notre propre existence. Si l’information est considérée comme peu favorable à notre existence, nous ressentons de la peur, de la colère ou de la tristesse. En fait, le cerveau perçoit une information qui perturbe notre équilibre interne. Cette information peut être réelle ou perçue ou encore réveiller une souffrance passée.

La colère nous préserve d’une situation perçue comme un danger. Elle déclenche en effet la fuite. Mais si la fuite n’est pas possible, nous nous retrouvons dans une situation sans issue et nous allons présenter des symptômes physiques, plus ou moins importants, liés à ce stress.

En définitive, une émotion nous fait d’exister et permet de nous adapter à notre environnement. C’est pour cela que chaque émotion est positive car elle nous aide à préserver cet équilibre et à maintenir la santé et la Vie. C’est pourquoi, il n’est pas judicieux de vouloir l’étouffer avant qu’elle ne puisse s’exprimer. Un peu comme les symptômes d’une maladie, l’émotion nous indique où se trouve la souffrance. C’est donc bien en l’identifiant et en l’acceptant qu’on pourra la comprendre et la faire circuler pour ne pas rester dépendant d’elle.

b) pourquoi ressentons nous de la colère?

La colère témoigne de notre désir d’identité. Quand nous nous mettons en colère, c’est que nous ressentons le besoin de recevoir plus de reconnaissance, plus d’attention, ou de renforcer un sentiment d’appartenance à un groupe. C’est pour cela, que nous sommes souvent en colère contre quelqu’un car cette personne nous renvoie une image d’indifférence, de dévalorisation … Il peut alors se mélanger plusieurs émotions en même temps comme la peur d’être rejeté, la tristesse d’avoir le sentiment d’être abandonné.

L’intention de la colère, c’est donc la lutte. On s’affronte soi-même ou une autre personne dans l’intention de s’accorder plus de valeur.

colere2. Comment s’exprime la colère?

a) La colère se joue-t-elle toujours à 2?

Nous pouvons nous mettre en colère contre nous-mêmes ou contre quelqu’un d’autre: un proche (un conjoint, un enfant, un parent), un collègue, un patron, un ami …

N’oublions jamais que ce n’est pas l’Autre le problème. Ce n’est pas directement lui la cause de cette émotion. C’est bien la situation réelle ou perçue qui réveille en nous un désir d’identité, d’attention et de valorisation. Par exemple, quand on ne sait pas dire “non” à son conjoint. Sur le coup, on dit toujours “oui” pour rendre service mais si on ne reçoit pas en retour une attention particulière (comme un remerciement ou un compliment), nous allons nous sentir oubliée ou non reconnue pour ce service, ce qui va engendrer de la colère envers son conjoint. Vous comprenez bien que ce n’est pas lui à l’origine de ce sentiment. C’est nous qui avons crée cette émotion.

Elle peut être exprimée sur le moment ou être étouffée pour ensuite être ruminée. On parle alors de “colère rentrée”. Si on reprend l’exemple, soit vous pouvez exprimer tout de suite en expliquant que vous ne vous êtes pas sentie reconnue pour le service rendu ou soit, ne rien dire. Laisser passer quelques jours, ruminer et quand une autre épine viendra vous contrarier, la colère sortira décuplée et de façon plus intense.

b) les symptômes physiques de la colère.

C’est un état de tension, d’énervement, d’agacement. On est constamment sur nos gardes, en état d’alerte, crispé, ce qui peut engendrer à terme des tensions dans tout le corps. Par exemple, des contractures musculaires au niveau des trapèzes ou des douleurs lombaires (lumbagos et sciatiques). Si nous n’arrivez pas à digérer certaines situations, des troubles digestifs apparaîtront. Le foie est, en médecine traditionnelle chinoise, le siège de l’émotion colère. Les troubles de la vésicule biliaire sont souvent liés à une colère rentrée, non exprimée.

colere3. Les 4 étapes pour apprivoiser sa colère

Alors que faire quand on ressent de la colère?

Voici un plan inspiré de la méditation en pleine conscience pour vous aider à apprivoiser cette émotion:

1ère étape: reconnaitre

Nommez l’émotion qui se joue.

Est-ce vraiment de la colère, de la peur, de la tristesse, de la culpabilité?

Prenez un temps pour explorer cette éventuelle confusion entre toutes les émotions.

Vous portez ainsi votre attention sur l’émotion et non sur ce qui la déclenché (ex: le lave-vaisselle non vidé, les affaires des enfants non rangées …)

Il devient alors plus facile de se détacher d’elle.

2ème étape: accepter

Nous l’avons vu c’est humain et positif de ressentir des émotions. Vous avez le droit de vous mettre en colère ! Ne vous jugez pas, ne vous culpabilisez pas.

La colère est une émotion saine qui vous indique que vous avez un besoin de reconnaissance, d’identité et de valorisation. Elle met le doigt sur une souffrance pour que vous puissiez lui accorder une attention toute particulière afin de vous permettre de vous réconcilier et d’avancer plus sereinement.

3ème étape: explorer

Que ressentez-vous dans votre corps quand vous êtes en colère? Quels sont les symptômes?

Personnellement, j’ai mal au ventre quand je suis en colère comme si on avait secoué le dépôt au fond de mon ventre. J’ai parfois aussi l’envie de vomir pour la faire sortir. Puis, la poudre retombe progressivement et le calme revient.

4ème étape: se dégager

Refusez de vous identifier à cette émotion. Vous n’êtes pas cette colère. Cette émotion vous traverse mais elle n’est pas liée à vous. N’y repensez pas. Laissez la circuler.

N’en faites pas une affaire personnelle. Vous savez que ce n’est pas vous, ni l’autre personne qui est responsable de cette colère. C’est l’information que votre cerveau a perçu et qui a réveillé une souffrance passée.

Exprimez votre ressenti. Par exemple, avec vos enfants “je me suis mis en colère, car je passe beaucoup de temps à ranger vos affaires. Quand je vois vos affaires dérangées, j’ai l’impression que mon travail n’est pas respecté. Je ne me sens pas respectée. J’aimerais être mieux considérée pour cette tâche. Si vous faites plus attention à ranger vos affaires, je me sentirai plus valorisée et je ne serai plus énervée.”

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Voici la référence des livres auxquels je me suis référée pour écrire cet article. Des livres faciles à lire et très pratiques. Chacun pourra y trouver des clés pour mieux comprendre ses émotions.

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